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Rythmes scolaires 2013 – Bilan établi par Gérard Pénit

dimanche 1er décembre 2013, par webmaster

Le temps scolaire :

Il reste du domaine de l’Éducation Nationale. Il est réparti sur 9 demi-journées comme nous le demandions. Il a pour mission de transmettre des savoirs et de former des Citoyens libres, responsables, conscients de leurs responsabilités et capables de se déterminer en fonction de leur seule raison.
Notre rôle à nous DDEN est de veiller à ce que cet enseignement scolaire soit gratuit, obligatoire et laïque pour faire comprendre et adopter par tous les enfants les principes républicains de Liberté, d’Égalité et de Fraternité.
Nous demandons que la formation des Maîtres fasse l’objet des plus grands soins et que la scolarité soit rendue obligatoire de 3 ans à 16 ans, avec possibilité d’admettre sur demande des parents tous les enfants de 2 ans dont le développement est suffisant.

Le temps non strictement scolaire :

Il est important que les enfants soient encadrés et formés à la vie de la société au-delà du temps scolaire car les parents ne sont pas toujours disponibles pour les prendre en charge à la sortie de l’école et ils n’ont pas toujours les moyens de les faire garder dans de bonnes conditions. Il faut aussi admettre que certains parents ne peuvent pas transmettre à leurs enfants ce qu’ils n’ont pas reçu eux-mêmes.
En outre, la vie sociale s’apprend en société, dans des activités communes, sportives, artistiques, ludiques ou autres, avec un encadrement compétent. Ce personnel d’encadrement doit être soigneusement choisi et formé. Son statut doit être à la hauteur des responsabilités importantes qui lui sont confiées.
Comme le temps scolaire, ce temps péri et extra scolaire doit être considéré comme un temps de formation. Il doit être gratuit pour être à la portée de tous les enfants, laïque pour respecter la liberté de conscience des familles et il doit toucher un maximum d’enfants.
Ces activités péri et extra scolaires ne doivent pas être laissées entièrement à la charge des collectivités locales qui n’ont pas toutes les possibilités financières pour les assurer correctement.
En outre, le respect de la Laïcité ne peut être assuré qu’avec le contrôle de l’État, seul garant du respect des principes républicains sur l’ensemble de notre territoire national. D’autant plus qu’il faut veiller avec la plus grande attention à éviter que les sponsors, qui ne sont jamais désintéressés, profitent des difficultés financières de certaines collectivités pour s’introduire dans ce temps qui doit rester indépendant au même titre que le temps scolaire.

Gérard Pénit – président départemental des DDEN